08 février 2007
Parlons foot!
Alors je suis loin d'être une spécialiste de foot...Pour moi les matchs devraient durer 30mn parce qu'au delà je m'endors. Je vous autorise donc à me corriger si je dis d'énormes bêtises!
Alors pourquoi parler foot si ça ne m'intéresse pas?
Parce que l'Argentine C'EST le foot...Ils vivent foot! ils pensent foot!
Première réaction si vous déclarez être un français : "zizou!!" (accompagné d'un magnifique coup de tête pourfendant l'air)
Promenez vous dans les rues de Buenos Aires un dimanche de match Boca-River :
Buenos Aires, silencieux!!! vous faites vos courses et là : pas un chat dans les rues (du pur bonheur) ... vous vous interrogez évidemment, c'est pas courant... et là d'un coup, c'est le chaos "WWHHAAAAAAAHHHEEEEEEEUUUUUUUUU" (crie de supporter non identifié) mais, mais que se passe-t-il? la revolution? une promo sur les empanadas?? non pas de promo (je préférerais) ... vous comprenez vite qu'il s'agit d'un but. Et là tout le monde sort sur le pas des cafés, des magasins : but pour qui?? pour qui??! de qui?! A la mierda! che boludo! la concha de su madre!
Vous pouvez également regarder le match à la tv : vous verrez surtout les images des tribunes... ça fait froid dans le dos! ça chauffe pour de vrai... les anglais peuvent se rhabiller vite fait... Là ce sont des grands malades... Et les commentateurs sont bien plus réveillés!
Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion d'aller voir un match...les places sont réservées tellement longtemps à l'avance et puis pour une question de sécurité il ne faut pas être dans les "virages" c'est à dire les tribunes "populaires". Bon en fait on s'est jamais vraiment bougées pour trouver les places faut dire...
Bon bon, L'argentin est fan de foot, l'Argentine est une grande équipe, La Boca est une légende etc etc
m'enfin tout ça c'était surtout pour vous dire que le match (amical - comme si ça existait) France - Argentine s'est soldé par une victoire Argentine!
05 février 2007
Les transports...
Buenos Aires est une grande ville (c'est peu dire)...Alors niveau transport le choix ne manque pas.
Les Taxis :
Les plus sûrs sont les radio taxis (attention tous les taxis noir et jaune ne sont pas des radio taxis).
On ne négocie généralement pas le prix, c'est au compteur. Le prix de départ est de 2,60.Comptez 15 pesos pour un trajet Palermo-San Telmo (20mn). En général une course dans le centre vous coûtera entre 5 et 20 pesos.
Pour des courses plus longues (aéroport par exemple) il est possible de négocier :
Un aller-retour à l'aéroport (départ : Palermo) avec 1h d'attente à l'aéroport, peage, parking : 90 pesos environs.
Il existe également les remis, parfois moins cher mais moins surs.
conseil : toujours avoir un numéro de radio taxi sur soi
Le Subte :
Le métro de Buenos Aires n'est malheureusement pas très développé, en tout cas pas assez. Il existe pour le moment 5 lignes (A,B,C,D,E) qui traverse Buenos Aires d'est en ouest. Pour aller du Nord au Sud en métro il faut aller au bout de la ligne pour faire le changement... Pas très pratique. Heureusement une nouvelle ligne (H) est prévue pour bientôt.
Le ticket coûte 70 centavos, il existe des abonnements mais ils ne sont pas dégressifs. Ils permettent surtout de ne pas faire la queue à la caisse, et de ne pas chercher sans arrêt sa monnaie.
Le métro est rapide mais très souvent bondé, comme dans beaucoup de ville du monde...
Los colectivos :
Les bus de Buenos Aires, appelé Colectivos...une grande histoire!
On en trouve partout, à toute heure du jour et de la nuit.
Il n'existe cependant pas de plan ni d'horaire...Le mieux restant la guia T qui vous indique dans quel coin passe les bus...
le trajet vous en coûtera entre 75cts (moins de 800 m je crois...) jusqu'à 1,25 si vous sortez du centre. Le plus courant étant 80cts
J'ai déjà fait un long article sur le sujet :)
Le train :
Les chemins de fer en Argentine sont développés uniquement pour la banlieue de Buenos Aires
Pas la peine de chercher par exemple le train allant à Mendoza : il n'existe pas.
Le ticket coûte généralement 70cts, il existe également des abonnements, non dégressifs.
C'est le moyen de transport le moins cher mais également le moins sûr. Je déconseille à une jeune européenne de s'aventurer seule de nuit sur la ligne Buenos Aires Moron par exemple (ferrocaril Sarmiento). Comme dans toute grande ville finalement...
Le train est un peu l'équivalent des RER, certains sont neufs et équipés de clim.
En été il n'est pas rare de voir le train rouler...toutes portes ouvertes.
Les Omnibus :
Pour voyager à l'intérieur du pays, le plus économique reste le bus.
Économique mais très confortable. Bien plus que l'avion.
On vous propose plusieurs formules : semi cama, cama, cama suite etc
Il existe énormément de compagnies différentes avec des prix et des services différents.
Les trajets sont long (en moyenne 20h) mais agréables : presque omplètement allongé même en semi cama, plateau repas, télévision etc...
13 janvier 2007
Logement à Buenos Aires...Che loco!
Les conseils suivants sont ceux d'une étudiante, donc destinés plus particulièrement aux étudiants...
Trouver un logement à Buenos Aires...La tâche ne semble pas être des plus aisée... alors voici quelques conseils :
La meilleur solution lorsqu'on débarque à Buenos Aires, à mon avis, c'est l'auberge de jeunesse.
Tout d'abord pour les prix plus que raisonnables : 20 pesos environs pour une chambre triple dans une auberge de jeunesse très correcte avec petit déjeuner et service de linge inclus. Avec souvent des forfaits à la semaine, à la quinzaine ou au mois. Il y en a partout, et c'est là une façon très pratique de rencontrer d'autres jeunes. Souvent des étudiants étrangers, comme vous. Mais comme la plupart de ces étudiants seront : péruviens, équatoriens, colombiens, chiliens etc vous pourrez très vite pratiquer l'espagnol. C'est aussi une belle expérience de vie où l'on apprend à vivre en communauté : faire la cuisine, laver ses plats, attendre la salle de bain, respecter les autres, rencontrer des gens venus de tous les coins du globe etc.
Évidemment vous trouverez rarement une chambre "simple". Si vous n'aimez pas dormir avec des inconnus, prenez une chambre double ou triple avec des amis, ou bien...essayez l'hôtel
une adresse : La Casa Buenos Aires, rue Julian Alvarez (Palermo) (et pas celle rue Charcas, elle tombe en ruine)
L'hôtel...alors je n'ai pas essayé...Mais les prix m'ont paru très élevés.
Attention ne pas confondre hôtel et... "telo" (le verlan de hotel pour ceux qui suivent)
Le Telo...hahaha
C'est donc tout autre chose. Une chambre que l'on peut réserver au quart-d'heure, la demi heure, l'heure etc et qui est réservée aux...couples qui veulent de la discrétion. L'entrée ressemble à une sorte de garage avec des néons... Au début je ne les avait pas remarqués, mais une fois qu'on en a vu un, on les repaire tous. Souvent monsieur le bourgeois marié et père de 3 enfants y emmènent sa maîtresse (bourgeoise mariée et mère de 2 enfants). Pour plus de discrétion on peut aller jusqu'à la porte de la chambre en voiture...
Bref revenons en à nos moutons...
Il y a également les résidences universitaires
Les prix ne sont pas plus attractifs qu'en auberge de jeunesse et le principe est un peu le même. Vous aurez rarement l'occasion d'être seul. De plus les conditions d'accès sont un peu plus compliquées. Mais c'est une bonne option quand même. Certaine comprenne également le repas du soir.
Chez l'habitant
Cette solution est assez populaire et très développée à Bs As.
Vous pouvez avoir une chambre seul, le repas chez l'habitant et "service de linge". Très bonne option si l'on veut être immergé dans la culture argentine. Évidemment niveau indépendance c'est pas terrible.
L'expérience peut se révéler soit très enrichissante, soit désastreuse...
J'ai eu des échos d'expériences négatives...
L'appartement en collocation
L'auberge espagnole vous a fait rêver? et bien sachez que ce rêve est accessible!
Pour moi la meilleur option...évidemment j'ai eu beaucoup de chance.
Ma petite histoire :
Nous dégustions tranquillement une petite quilmes avec des amis péruviens dans l'auberge de jeunesse quand tout à coup :
"Vous savez les filles cherchent un appart elle aussi" "vraiment? ça vous dit qu'on cherche ensemble?"
A partir de là nous avons épluché les petites annonces
un conseil : le site internet de clarín
Évidemment trouver un appartement pour 5, pas trop cher, et dans un quartier tranquille n'est pas si évident...
Par chance, en passant devant une agence juste dans notre rue j'ai dit la phrase magique : "et si on allait demander ici?"
oh miracle ils louaient un appart de 80m2 dans Palermo! voilà voilà rue Araoz d'où la famille Araoz...mais c'est une autre histoire.
Donc, pour l'appart de vos rêves, je n'ai pas de solution magique.
On vous proposera généralement les prix touristes, en dollars, qui est le double, le triple du prix normal (et je suis gentille...)
On vous demandera également une caution (un mois de loyer en général) et des garanties...
Généralement, si vous ne pouvez pas fournir de garanties (et c'est le cas d'un étudiant étranger) il vous faudra payer quelques mois d'avance. Certains exigent même de payer la totalité d'avance. Alors là, ne vous laissez pas faire...Discutez.
C'est ce que nous demandait l'agence, et au final on a rien payé en avance si ce n'est évidement la caution (ce qui n'est pas négligeable). C'est souvent plus facile pour des étudiants français, et européens en général...
Bref faites les annonces, le site clarin est une perle, n'hésitez pas à demander dans les agences et VISITEZ en plusieurs avant de vous décider (chose que nous n'avons absolument pas faite mais faites ce que je dis, pas ce que je fais).
Évitez de faire comme ces petites idiotes de science po Paris qui étaient super contentes de leur "50m2 à seulement 800 dollars le mois avec femme de ménage et internet".... Tous les appart meublés sont en général équipés d'internet et d'un téléphone fixe, et la femme de ménage également. Quant aux 800 dollars pour un 50m2...non je ne ferais pas de commentaires, je vais juste aller me rouler par terre en éclatant de rire...
C'est cette même bibi qui nous a d'ailleurs dit "non mais à 5, vous trouverez jamais, nous on a été obligé de se diviser" ba tiens...
Comme quoi, ne jamais se laisser démoraliser.
Il y a également des quartiers plus ou moins cher.
Évitez la Recoleta par exemple : quartier chic et touristique par excellence, donc très cher. Néanmoins, très sûr et très animé.
Palermo est un quartier qui bouge beaucoup et qui est très sur. Mais les prix restent tout de même élevés.
San Telmo, quartier des antiquaires et des arts, est moins cher. Cependant attention selon l'emplacement, plus ou moins sur.
Mon avis : réservez vous une chambre en auberge de jeunesse pour le premier mois, ça vous laissera le temps de trouver un appart tranquillement et pourquoi pas de rencontrer vos futurs coloks.
Voilà mes quelques conseils, n'hésitez pas à poser des questions j'ai sûrement oublié pleins de chose...
Harmonie, qui aimerait bien retourner rue Araoz...
05 janvier 2007
Le Tigre...GRRR
Non, non il n'y a pas de gros félin à 45mn de train de Buenos Aires...
Dommage j'aurais bien aimé...
Mais bon, il y a quand même quelque chose de très intéressant...comme un bol d'air, un clapotis, de l'herbe, des poissons (morts) et des jolis bateau-bus...
Mais qu'est ce donc???
Bien le Tigre c'est avant tout une ville appartenant à la province de Buenos Aires.
Située au bord du Rio Panama, pleins de petits canaux s'entremêlent. Les gens y ont leur maison, souvent des maisons de campagne. Pour rejoindre ces maisons une seule solution : le bateau. hehe
Il y plusieurs options pour se balader sur ces canaux :
le catamaran à touristes (à éviter, s'il vous plaît quoi...)
Et le bateau-bus (lancha) qu'utilise la population locale. Très jolie "barque" en bois, ambiance très sympa, vous vous retrouvez avec les enfants qui vont à l'école, les mamans qui ramènent les courses à la maison, et les touristes...aussi. Ba oui mais nous aussi finalement on est des touristes...(yeurk la honte)
On doit également pouvoir louer des petits bateaux...
Les agences (sorte de petits kiosques au bord de la gare fluviale) vous proposent plusieurs options, différentes : 1h, 2h, 4h...avec resto, sans resto...les prix et les horaires varient beaucoup selon l'agence, alors faites attention.
Seule chose regrettable : la pollution de l'eau...
Petite ballade très très agréable, surtout lorsqu'il fait très chaud. je vous le conseille!!
départ à la gare de Retiro, comme d'hab...
Sinon dans un autre registre...La France
Le gris , le froid, la nuit... bouhouhou
Marine et Loic sont encore là bas, ils m'envoient des photos de leur voyage dans le Nord-Ouest, s'il sont d'accord j'en mettrai quelques unes ici, pour votre plaisir ;)
J'ai rajouté quelques photos dans l'album "las calles de Bs As"
Voilà voilà vu que j'avais pris pas mal de retard, ça me permet de me replonger un peu dans les jolis souvenirs :)
besos a todos, los extraño demasiado
Harmonie
11 décembre 2006
San Telmo
Tous les dimanche, à San Telmo, la Plaza Dorego se transforme en un grand marché d'antiquités. Vous vous promenez au rythme du Tango au milieux des objets les plus insolites. A ce marché ce mêle également un marché artisanal, dans les rues alentours. Photos, colliers, sac, t-shirt, carnets etc etc bref tout ce que vous cherchez à ramener en souvenir. Il ne faut pas hésiter à parler avec les vendeurs qui se font un plaisir d'expliquer leurs oeuvres. Vous croiserez également le fameux : "orquestra tipica Afronte" qui joue tous les dimanches dans la rue. Il est toujours bon de s'asseoir un instant sur le trottoir pour les écouter, surtout par cette chaleur (désolée de vous le rappeler) Voilà San Telmo le dimanche...
Mais pour moi San Telmo c'est avant tout la Plaza Dorego en semaine. Asseyez vous sur les marches, munissez vous d'une bière (Quilmes, évidemment) et d'un colombien plutôt bavard. Alors vous êtes sur de rencontrer les gens les plus farfelus : des peintres américains, des touristes brésiliens qui vous feront une démo de capoera en échange d'un couplet de "ne me quitte pas". Vous croiserez immanquablement l'"argentin bourré" : "cho soy argentino, esto no es Argentina! escucha! cho soy argentino, Colombia no es un pais!"... ou encore le vieil argentin pleins de sagesse qui parlera histoire et culture avec vous et qui vous récitera quelques vers. Admirer les danseurs, écouter le guitariste, regarder jouer les enfants, parler de tout et de n'importe quoi... Voilà pour moi c'est ça San Telmo...
IMGP0190
Vidéo envoyée par lilmonie
Un peu de bonne humeur
Toujours à San Telmo
22 novembre 2006
Bataille d'oreillers...
Les Argentins ne savent peut-être pas danser, mais en tout cas, ils savent s'amuser!
Samedi 18 novembre, face au Planetarium, près de 1500 personnes étaient présente au coup d'envoi de la bataille d'oreiller!
Las reglas :
Contárselo a todo el mundo, presentarse en el lugar determinado con una almohada oculta en una bolsa de plástico y a la hora señalada, sacar la almohada de la bolsa y pelear.
Las prohibiciones :
No pegarle a nadie que no lleve una almohada entre las manos y abstenerse de usar almohadas con objetos duros como cierres o botones.
Dommage, nous n'y étions pas....argh! mais on prévoit d'organiser ça place de jaude hehe préparez vous! on a des idées pleins les poches!
Harmonie
23 octobre 2006
Les mères de la Plaza de Mayo
La Plaza de Mayo... lieux mythique de Buenos Aires. Tout d'abord par sa beauté, mais aussi par son histoire! C'est ici que ça se passe en quelque sorte. Ce serait ici que les espagnols se seraient installés. Son nom est en hommage au 25 mai 1810, jour de l'indépendance de l'Argentine. Cette place a connue depuis de nombreuses manifestations. Notamment, et c'est là que je voulais en venir, le rassemblement des "Folles de mai".
Plus connues sous le nom de las madres de la plaza de mayo, ces femmes sont les mères, ou grand mères d'enfants tués ou disparus pendant la dictature qui a sévie en Argentine entre 1976 et 1983. Elles se rassemblent tous les jeudis vers 3h, et marchent autour de la plaza de mayo, et ce depuis 30 ans. Un grand moment émotion!
En effet les grand mères recherchent encore leurs petits enfants. Ceux-ci ont été enlevés à leurs mères en prison et placés pour la plupart dans les familles des militaires... Quelques uns ont retrouvés leurs vraies familles, mais on imagine que ce ne doit pas être vraiment facile à accepter. Découvrir à l'âge de 30 ans que l'on a été enlevé à ses vrai parents et élevé par des...monstres. Enfin parfois les enfants ont été placés dans des familles honnêtes qui n'avait rien à voir avec la dictature. Dans ces cas là, les retrouvailles se passent mieux, évidement.
Néanmoins beaucoup n'ont pas encore été retrouvés. C'est pourquoi elles se battent encore et toujours avec, souvent, comme seules informations les photos des parents et les dates de naissances de ces enfants.
Pour connaître un peu mieux l'histoire de ces femmes courages je vous invite à aller voir cette page
11 octobre 2006
Los colectivos o la selva urbana
S'il y a bien une chose qui ne passe pas inaperçu à Bs As, ce sont les bus de ville, appelés "colectivos". Ils sont partout, à toute heure, par centaine (oui oui). D'où les klaxon incessants et le trafic insupportable.
Chaque ligne de bus appartient à une compagnie, d'où une grande concurrence entre les différentes lignes et les vitesses folles à travers les rues de la ville. Coeur sensible s'abstenir.
Bien, le décors est planté : beaucoup de bus, partout, tout le temps. Chaque ligne a SA couleur, sa déco, c'est plutôt original et ça met un peu de couleur (enfin quand ils ne sont pas noir de pollution).
Cependant un "petit" soucis qui égaille nos journées touristiques : certes il y a pleins de bus pour aller partout...youpi! mais il n'existe pas de plan, pas d'horaire et on ne sait pas où ils vont, ni où les prendre. Encore mieux, parfois il n'y a pas d'arrêt de bus déterminé : il faut demander, et là, on découvre que l'arrêt est au 3ème lampadaire, à la poubelle orange ou encore mieux, à 10 pas après 2 cuadras sur la gauche... Et oui, toi petit touriste je te souhaite bonne chance pour arriver à bon port!
Un petit conseil : demander dans les kioskos : ils savent tout! Vous leur dites où vous voulez aller et c'est tout. Bon parfois ils ne sont pas d'accord " a 3 cuadras por alla (acha) pues a la derecha un cuadra y el colectivo 110" "no a 8 cuadras pues 3 por la izquierda y el 152" ok les gars, merci bien!
Bon, au bout de 20mn vous trouvez enfin le fameux arrêt de bus (si si, là, la poubelle orange), et là vous faites la queue. Oui, la queue et bien en ligne s'il vous plaît. Ne vous amusez pas à essayer de doubler, c'est très très mal vu, et on n'hésitera pas à vous le faire remarquer. Vous arrivez enfin à l'intérieur, enfin si le chauffeur n'a pas redémarrer lorsque vous aviez un pied dans le bus, l'autre sur le trottoir. Une fois à l'intérieur s'ouvre devant vous le monde du kitsh! Une autre dimension... Les conducteurs décorent leur bus avec plus ou moins (plutôt moins) de goût : miroir entouré de fourrure rouge, lumière ambiance boite de nuit, autocollant etc... On s'y fait!
Arrive le moment du ticket... très argentin comme système : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?? On ne peut pas acheter de ticket à l'avance. On annonce le prix du trajet au chauffeur ( dans le centre 80 ct, à l'extérieur 1,25 pesos) et on jette ses petites piécettes dans la machine qui imprime le ticket. Bon tout ça, c'est bien joli, mais c'est pas très rapide. Et surtout, il faut toujours avoir de la monnaie, ce qui n'ai pas du tout évident. Il est difficile de faire de la monnaie à Buenos Aires, tout le monde la garde, même dans les magasins.
Enfin voilà, ça y est, on est dans le bus, on a le ticket, on y croit!
Hehe, non... en fait, ça commence!
Une fois arrivé dans le bus, ce déroule une véritable Guerre Froide : la guerre des places. Au début, on ne comprenait pas, tout le monde se mettait contre les fenêtres, le plus au fond possible. Après on comprend mieux : si on se met dans les premières rangées, du côté couloir, il y a toujours une mamie ou une femme en ceinte qui vient te prendre ta place!!! Les fourbes! Au bout de 3 trajets d'1h30 debout, on comprend, et on fait comme tout le monde : se diviser pour mieux garder sa place. M'enfin je ne comprend toujours pas pourquoi les gens poussent comme des fous pour aller se coller tout au fond du bus lorsque le bus est blindé... C'est maladif, même s'il y a de la place au milieu on vous poussera pour s'encastrer au fond.
La suite de la stratégie consiste à se mettre devant une place, pour être sûr de l'avoir si la personne se lève. Une question de chance? Pas seulement! Chacun sa stratégie. La mienne? observer les gens : ceux qui dorment, c'est inutile d'attendre, par contre ceux qui s'agitent, regardent pas la fenêtre, préparent leur sac : c'est tout bon!
Les chauffeurs ne se prennent pas trop la tête : hop le téléphone portable en conduisant, parce que bon c'est pas tout mais on s'ennuie un peu...un feu rouge? pas de soucis, hop le frein à main, il descend, va parler à son collègue du bus d'à côté et remonte quand le feu passe au vert (du vécu!)
Enfin bref le bus, c'est la jungle! La loi du plus fort, du plus malin. Alors mes amis, organisez vous, soyez machiavéliques, faites semblant de dormir quand une vieille monte dans le bus!
C'est la fin, vous pouvez descendre tranquillement à votre arrêt (le 3ème lampadaire), attention à ce que le chauffeur ne démarre pas lorsque vous êtes encore à moitié à l'intérieur...
12 septembre 2006
La Boca
La Boca, c'est un quartier de Buenos Aires. Un quartier plutôt pauvre, où il ne vaut mieux pas se promener la nuit, surtout depuis la crise la économique. Pour la petite histoire, si je me souviens bien, c'est un peintre argentin qui a demandé à tout les gens du quartier d'amener de la peinture pour repeindre l'école du quartier. Évidemment, chacun est arrivé avec son fond de peinture, mais personne n'avait la même couleur. C'est ainsi que les murs de l'école furent peint de différentes couleurs. Depuis, les gens du quartier on fait la même chose, surtout dans la rue "Caminito", LA rue touristique. C'est vraiment très beau à voir, en plus il y a un petit marché, et pleins de peindre, dont les "pintores sin manos" qui exposent dans la rue. Il n'y a que 2 rues en gros à voir, et ça vaut le détour.
Cependant, on peut regretter les trop nombreux touristes...je veux dire les "vrais" touristes avec appareil photo autour du coup, short, sandale et qui sont bien entendu très désagréables : ils ne prennent pas la peine de répondre aux commerçants qui leur parlent.
C'est assez drôle car tout le monde vient vous voir pour vous venter les mérites de SON bar. On se fait accoster tous les 3 pas, mais ça fait parti du jeu. Personnellement j'ai mangé dans un petit restau, de l'autre côté du vieux chemin de fer, et c'était bien plus agréable, plus accessible, et très très bon. Les meilleurs pâtes de ma vie! ;)
Il y a également les danseurs de Tango, qui ne dansent pas mais font sans arrêt des poses photos pour les touristes. Dommage!
Enfin la Boca est un incontournable de Buenos Aires, et les photos parlerons plus que mes blasblas. Allez voir l'album photo
Harmonie

















